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Paris : les migrants de La Chapelle évacués, un nouveau camp préparé en grand secret




Ce vendredi, à l’aube, les bus de police ont repris leur ballet. Après l’opération colossale du 7 juillet dernier, ils ont commencé à évacuer le campement de migrants situé porte de la Chapelle, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Une partie d’entre eux doit être transférée dans un campement installé en grand secret dans le XVearrondissement, rue Lacretelle. L’Etat, la Préfecture de région, la Préfecture de police et la Ville y ont aménagé un terrain près de la porte de Versailles.

Géré par l’association Aurore, ce campus sportif de l’Institut d’éducation physique, de l’université Paris II Panthéon Assas, propriété de l’Université de Paris, devrait accueillir plusieurs centaines de migrants sur ce terrain qui s’étale sur plusieurs hectares entre les rues de Vaugirard et Lacretelle.

Ce jeudi après-midi, des ouvriers montaient les latrines du camp. « On a bien travaillé », commentait un ouvrier devant un horizon de tentes géantes montées au centre de la piste d’athlétisme.


La colère du maire du XVe arrondissement de Paris

Le « bon travail » n’est pas du goût de Philippe Goujon… « J’ai appris fortuitement qu’un camp de 500 migrants allait s’installer sur mon arrondissement, sur un site universitaire, s’étrangle le maire LR du XVe, un camp avec des tentes de la Croix Rouge comme en Syrie ou au Liban ! Le préfet de région m’a dit qu’il n’avait pas trouvé d’autres sites en Île de France ». Le maire du XVe cite ses gymnases Cévennes et Keller, déjà réquisitionnés pour y accueillir ponctuellement des migrants.
Reste que rue Lacretelle, les migrants ne devraient rester que quinze jours. « C’est ce qu’on m’a dit en tout cas, mais est-ce pour me rassurer ? », s’inquiète le maire. Sur l’association Aurore qui gère le camp, le maire n’a pas de reproches. « Ils gèrent ça très bien ».
Côté riverains du XVe, certains sont déjà montés au créneau, sur les réseaux sociaux - notamment Twitter - mais également au standard de la mairie du XVe. Anne, habitante du XVe, s’indigne « d’un camp installé en douce dans la nuit par la Mairie de Paris ».

Un terrain qui appartient à l'Etat

« C’est une décision qui ne nous appartient pas !, recadre le porte-parole de la mairie de Paris. Et c’est un terrain qui appartient à l’Etat ».

A l’Hôtel de ville, on demande « une orientation des migrants vers des CAO (centres d’accueil et d’orientation) répartis sur le tout le territoire. Sur l’évacuation du camp de la porte de la Chapelle, « il n’a que trop duré. 2 000 personnes qui dorment dans la rue, ce n’est pas possible ! ».

Ce vendredi, à l’aube, les agents de la ville devaient aussi participer à l’évacuation du camp de la porte de la Chapelle. « Nous serons présents pour les publics vulnérables, mineurs, familles avec enfant de moins de trois ans et femmes enceintes ».


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