Auvergne Rhône-Alpes

AUVERGNE RHÔNE-ALPES : Pour Laurent Wauquiez, la région ne peut pas accepter les conditions du rapport sur Lyon/Turin






AUVERGNE RHÔNE-ALPES : Pour Laurent Wauquiez, la région ne peut pas accepter les conditions du rapport sur Lyon/Turin
En visite sur le chantier du Lyon-Turin, Laurent WAUQUIEZ, Président d’Auvergne-
Rhône-Alpes, s’est exprimé clairement sur le rapport Duron qui met en cause le projet. «C’est une entorse aux engagements de la France ».

Voici l'extrait du communiqué officiel :
Le président d’Auvergne-Rhône-Alpes a affirmé que « la Région ne peut pas
accepter les conclusions de ce rapport ». En effet, l’étude préconise de repousser
l’aménagement des voies d’accès françaises, de densifier l’axe Dijon-Modane et
de temporiser l’aménagement du contournement ferroviaire de l’agglomération
lyonnaise.
Le projet du Lyon-Turin est d’un intérêt majeur pour la région
Auvergne-Rhône-Alpes mais également pour la France et l’Europe. Du point de
vue des transports, de la qualité de l’air et de la sécurité, la réalisation des trois
tronçons du Lyon-Turin répond clairement aux grands enjeux du XXIe siècle. Elle
assurera le désenclavement des Alpes tout en répondant à l’urgence écologique
liée à la pollution de l’air dans la vallée de l’Arve.
Pour Laurent WAUQUIEZ, « l’Etat ne peut revenir sur ses engagements sans perdre
sa crédibilité vis-à-vis de nos amis italiens et de nos partenaires européens ».
L’Italie a accepté de mettre une part plus importante que la France dans le
financement du tunnel alors que l’Europe s’est engagée dans des montants
extrêmement importants en raison de la cohérence du projet.
« La France, l’Italie et l’Union européenne auront investi 8,3 Mds€ pour un tunnel
qui devrait être livré en 2029. Avec le rapport Duron, il ne serait exploité côté
français qu’à partir de 2038, c’est-à-dire qu’il serait sous-exploité pendant une
dizaine d’années. Ce serait un terrible gâchis. Une région comme la nôtre a le droit
à des infrastructures comme le Lyon-Turin ».
De plus, l’alternative proposée par le Gouvernement, la modernisation de l’axe
Dijon-Modane, supposerait d’investir 700 M€ sur une ligne structurellement
inadaptée à un axe de fret massifié.
L’Etat doit adopter une position courageuse sur la réalisation des itinéraires
d’accès au tunnel. Alors que le trafic routier explose, il ne faut pas attendre 2030.

Rédigé le Lundi 5 Mars 2018 par - redaction@cultivia.fr




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