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En Algérie, l’armée a exigé la démission de Bouteflika, c'est désormais chose faite



En Algérie, l’armée a exigé la démission de Bouteflika, c'est désormais chose faite
La retraite politique d’Abdelaziz Bouteflika aura finalement été plus rapide et chaotique que prévu. Alors qu’il avait annoncé lundi 1er avril sa démission « avant le 28 avril » – terme légal de son mandat – le président algérien a dû lâcher prise vingt-quatre heures plus tard sous la menace à peine voilée de l’armée qui, se prévalant du soutien de la rue, ne semblait guère apprécier les manœuvres dilatoires du clan présidentiel.
M. Bouteflika a rendu publique sa « démission » dans la soirée de mardi 2 avril en réponse à une sommation, quelques minutes plus tôt, du chef de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, lui enjoignant de mettre en œuvre « immédiatement » les dispositions de l’article 102 de la Constitution. Ce dernier prévoit l’« empêchement »pour raison de santé ou la démission volontaire. La brutale accélération des événements a trahi l’existence d’un violent conflit au sommet de l’Etat entre l’entourage de M. Bouteflika et l’armée.
Faisant référence à cette épreuve de force, M. Bouteflika affirme dans sa lettre de démission remise au président du Conseil constitutionnel avoir pris sa décision en son « âme et conscience »dans le but de « contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits ». Son geste, a-t-il ajouté, « procède de [son] souci d’éviter que des excès verbaux qui marquent malencontreusement l’actualité ne dégénèrent en dérapages potentiellement dangereux ». Les formules soulignent en creux la virulence des affrontements qui ont déchiré ces derniers jours les cercles du pouvoir à Alger.


Rédigé le Mercredi 3 Avril 2019 par Rédaction Webinfo.fr




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